AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Émergence

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Diane

avatar

Nombre de messages : 48
Age : 48
Localisation : Montréal
Date d'inscription : 07/08/2006

MessageSujet: Émergence   Jeu 10 Aoû - 7:35

Bonjour à vous,

« Une personne est assise avec sa ou son conjoint qui lui parle. Soudain, sans raison apparente, elle se sent devenir triste et tendue à la fois.»

L'étape d'émergence, c'est celle qui permet à une expérience subjective de s'imposer à la personne comme objet principal de son attention . Cette expérience qui peut être une question où une émotion, est éprouvée subjectivement comme importante, insatisfaisante, et problématique. C'est grâce à un mécanisme organismique que cette expérience s'impose d'elle-même à un moment où elle reflète à la fois l'état global de la personne et un certain nombre de stimulations externes qui l'atteignent.

On peu dire que l'émerge est complétée lorsque la personne reste aux prises avec sa question et ne cherche plus à éviter ou repousser l'émotion qui l'accompagne. Toutefois, l'étape d'émergence inclut non seulement ce moment terminal, mais également toutes les étapes que l'expérience traverse pour se préciser depuis l'état flou de déséquilibre qui caractérise la préémergence.

Au départ, la personne est généralement indéterminée par rapport à l'objet sur lequel portera cette étape particulière de son cheminement. Il arrive parfois qu'elle soit fermement décidée à explorer un aspect particulier de son expérience qu'elle a déjà choisi. Dans ce cas, le choix fait de façon plus ou moins arbitraire, en ce sens qu'il ne tient pas compte de tous les éléments de son expérience. Par exemple, une personne peut avoir décidé d'explorer ses relations avec les membres de l'autre sexe, à cause de problèmes conjugaux. Elle n'a pas nécessairement tenu compte de ses réticences à le faire et des avantages que lui procure le fait de ne pas résoudre ses difficultés à ce niveau. IL s'agira dans ce cas d'une décision plus théorique qu'effective.

Dans la mesure où la personne n'intervient pas de cette façon intempestive sur son propre mécanisme d'émergence, une question ou une émotion prendra naturellement la place centrale dans ses préoccupations. Toutefois, la plupart du temps, la personne sera d'abord portée à éviter cette expérience à cause des aspects pénibles qui en font partie.

Dans ce cas, l'émotion demeurera fatalement présente de façon voilée, non résolue. Elle devra donc réapparaître pour que l'étape d'émergence puisse se compléter.

Il est intéressant de voir « comment » cette émotion repoussée demeure nécessairement présente et doit inévitablement réapparaître sous diverses formes.

Parfois, cette expérience s'impose avec force soit par son intensité, soit par une récurrence exaspérante, soit parce que la personne est devenue disponible à en tenir compte. Plus cette émergence se fera grâce à la disponibilité de la personne, plus on observera un déroulement souple et naturel du processus. C'est ce qui se produit chez les personnes qui sont habituées à fonctionner dans ce processus, qui snt habiles à le laisser se dérouler naturellement et à en faciliter l'évolution.

Au contraire, plus l'intensité de l'expérience, ou l'urgence de la question seront principalement responsables de la complétion de cette émergence, plus on observera un processus aux allures de crise : un processus caractérisé par l'intensité des émotions, une réticence de la personne à les éprouver complètement, une action expressive éclatante et brutale.

Comment vivez-vous vos émergences?

Quel est le droulement de vos émergence ?

Diane

Coeur rose
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kimo



Nombre de messages : 3
Age : 64
Localisation : dordogne fr.
Date d'inscription : 11/08/2006

MessageSujet: Re: Émergence   Ven 11 Aoû - 7:58

Hello Diane, merçi pour la création de cet espace. Very Happy

ce n'est pas vraiement une réponse que je vais faire. Pour l'instant cela me semble confus.

Ton texte commence par :

Citation :
« Une personne est assise avec sa ou son conjoint qui lui parle. Soudain, sans raison apparente, elle se sent devenir triste et tendue à la fois.»

et il me semble que la suite n'a pas grand chose à voir avoir avec ce début. Ou plutôt cette phrase a pour moi son importance en fonction de ce qui a vu le jour en moi ces derniers temps. C'est à dire que ce "triste et tendue" ne lui appartient pas, mais appartient à l'autre. Le mouvement premier est de s'y identifier et de le prendre comme venant de soi et alors d'aller creuser, de chercher ce que cela veut nous dire, quitte à refaire surgir du passé, des anciennes mémoires (qui ont permis de recconaitre ceci chez l'autre) et de les réactiver bien inutilement, encore et toujours.
Il est un temps pour cela, le travail à chaque instant sur ce qui emmerge de nous et qui effectivement nous appartient, mais vient un temps ou il n'a plus lieu d'être sans risque autre que de maintenir ces états bien en vie. Ensuite ce ne sont plus que des empathies. Comme la transparence se fait de plus en plus, les barrières ou carapaces qui nous maintenaient dans notre individualité, à la frontière de notre peau s'élargissent et alors nous ressentons bien au delà de nous même. L'identification doit tomber. Il suffit juste de reconnaitre que ce qui emmerge à ce moment là ne nous appartient pas et le calme revient, l'état que nous ressentons disparait. Et c'est là où nous prenons conscience de ce qui anime l'autre, sa tristesse, ses difficultés, sa douleur ou ses souffrances. Tout cela passe à travers nous, mais ne fait que passer sans que l'on s'y identifie et même si nous pouvons ressentir la souffrance elle n'a rien de comparable avec une souffrance que nous pourrions ressentir par identification ou refus de ce qui est et qui la fait emmerger (il peut y avoir de multiples raisons) . Et au delà de la personne à côté de nous ou à laquelle nous pensons nous pouvons ressentir alors la souffrance du monde, de la terre etc...les informations peuvent arriver de tous les côtés et il y a le risque de s'y perdre si nous ne connaissons pas exactement ce processus.
Si, nous disant que cela ne nous appartient pas et que malgrés tout l'état, par ex. de tristesse, reste en nous, alors peut être effectivement avons nous là à voir quelque chose pour nous même qui n'est pas tout à fait nettoyé ou mis à jour.
Dans ce cas là, personnellement, je rassemble ce qui emmerge puis je pose l'intention de voir clair , d'en voir la racine et son fonctionnement. Et je laisse faire, sans plus mentaliser, laissant l'espace libre afin d'en recevoir la réponse sous n'importe quelle forme. Et ça ne traîne jamais. Un texte, une vision, une rencontre, qu'importe, la synchronicité magique est toujours là pour "m'ouvrir les yeux" Cadeau

Tout cela m'a été expliqué en rêves durant une periode. Cela me disait (en gros) que l'enseignement (par rapport à ce que je vivais à ce moment là) était fini, qu'il n'était plus temps de travailler ainsi. J'ai mis longtemps à comprendre ceci et je trouvais même cela bien présomptueux, voir orgueilleux. Et ces derniers temps cela est devenu trés clair avec des infos qui sont "descendues" et des expèrimentations.
Ca ne m'empêche pas de voir ce qui se présente, mais la focalisation n'est plus là où elle était avant.

Voilà...sans retenue Bisous

Kimo Papillon
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Diane

avatar

Nombre de messages : 48
Age : 48
Localisation : Montréal
Date d'inscription : 07/08/2006

MessageSujet: Re: Émergence   Sam 12 Aoû - 5:24

Bonjour et bienvenue Kimo, Very Happy

kimo a écrit:
Hello Diane, merçi pour la création de cet espace. Very Happy

Tout le plaisir est pour moi ! Very Happy

kimo a écrit:
cette phrase a pour moi son importance en fonction de ce qui a vu le jour en moi ces derniers temps. C'est à dire que ce "triste et tendue" ne lui appartient pas, mais appartient à l'autre.

Je comprends la direction de ta pensée pour ce sujet. Smile

L’empathie ou encore la capacité de se mettre intuitivement à la place de son prochain, de ressentir la même chose que lui, de s’identifier à lui. Derrière ce noble sentiment prêcher par la majorité des gens qui sont en pleine évolution ce cache une illusion. Cette connaissance immédiate de la « vérité » sans l’aide du raisonnement qu’est l’intuition renferme de l’illusion car elle est une faculté abstraite qui permet de prévoir ou de deviner. La marge d’erreur est très subtile et l’illusion s’infiltre facilement.

Dans le déroulement de l’étape de l’émergence l’empathie nous joue des tours. Ce que je veux dire c’est que typiquement, cette étape se déroule de la façon suivante : la personne consent d’abord à s’éprouver comme flottante, confuse et sans direction. Les diverses expériences qu’elle vit ne semblent avoir aucun lien entre elles et elle repousse régulièrement l’expérience qui revient à sa conscience le plus souvent. Plus qu’un être est sensible a l’extérieur de son univers plus il confondra ce phénomène avec de l’empathie. Ainsi, aucune de ses nombreuses expériences n’a de sens sinon, jusqu’à ce que, par répétition ou par convergence, une question ou une émotion émerge en elle, lui apparaissant comme évidente et inévitable.

Cette question (émotion) réunit alors les expériences diversifiées en un tout unifié.

La personne ne dispose d’aucune réponse. Tout ce qu’elle possède comme évident dans son expérience, c’est une émotion ou une question qui constituent pour elle un inconfort du moment. A ce moment, les éléments en place sont suffisants pour amorcer la deuxième étape.

Le mécanisme organismique de l’émergence;

Tout ceci peut sembler bien simple et bien magique. Cependant, il suffit de comprendre le mécanisme organismique de l’émergence pour que tout l’aspect mystérieux de cette étape disparaisse. On peut considérer l’organisme comme un tout indivisible composé d’une mosaïque de besoins qui sont en interaction. Chacun de ces besoins, à chaque moment, est plus ou moins insatisfaits, plus ou moins sursaturé. La référence ici à tous les types purement physiques (oxygène, eau, nourriture, mouvement, etc) que ce soit au niveau de la stimulation externe (sensation) ou que ce soit au niveau des expériences psychique.

Il n’est pas utile de tenter ici un inventaire de ces besoins. Toutefois il s’agit bien de besoins de l’organisme dans son ensemble, ceux-ci n’étant pas synonyme de désirs, demandes, caprices, moyens de satisfaction. Souvent des personnes peuvent élever au statut de besoin des demandes qui portent sur les moyens de satisfaction.

Ainsi, à chaque moment, on pourrait théoriquement décrire chez chaque organisme vivant une mosaïque de besoin insatisfaits ou sursaturation. Les autres besoins à ce moment, continuent d’exister, mais ne sont pas ressentis clairement, sinon comme un bien-être général qui sert de toile de fond permettant d’éprouver les autres de façon plus claire.

Plus l’insatisfaction ou la sursaturation d’un besoin donné est intense, plus celui-ci ressort clairement dans l’expérience de la personne. Autrement dit, à chaque moment l’organisme signale ses besoins les plus urgents. Il suffit à la personne d’être attentive aux messages de son organisme ce n’est celui de l’autre qui l’alertera, mais bien le sien. Ainsi plus l’être sera attentif et conscient que sont organisme est un élément lui permettant de se responsabilisé de se qui se passe a l’intérieur de lui-même, il pourra dès lors découvrir plus rapidement ce qui a le plus d’importance pour lui : manque ou surplus. Normalement, le besoin le plus urgent devient rapidement explicite et peut être satisfait. Il devient alors la chose subjectivement la plus importante pour la personne, et celle-ci s’occupe principalement à résoudre le problème posé, à obtenir la satisfaction nécessaire, et ce indépendamment de l’autre individu devant elle.

Cet individu devant elle qui partage simplement est en fait que le déclencheur permettant de dépister le besoin physique ou psychique, il a fait émerger un besoin du backround.

Souvent, la personne refuse d’être attentive à son besoin du moment; elle sens déresponsabilisera avec l’aide séduisante de l’empathie qui en fais n’en est pas une du tout. Que ce soit parce qu’elle ne le considère pas comme légitime ou à elle, que ce soit parce qu’elle craint de prendre les moyens pour satisfaire, ou parce qu’elle trouve banal, elle refuse de le considérer comme le sien. A ce moment, le même besoin deviendra inévitablement de plus en plus urgent et il réapparaîtra naturellement de diverse façon, jusqu’à ce qu’il soit satisfait. Cependant, si la personne continue toujours à le repousser et à refuser qu’il lui appartienne il s’ensuivra un déséquilibre qui, ultimement, se manifestera par une crise éventuelle émotive, voir même des symptôme ou la nécessité de recourir à une aide extérieur pour rétablir l’équilibre.

Qu’il s’agisse d’une crise de rage, d’une compulsion obsessive, de la nécessité de prendre même des somnifères, des tranquillisants ou des vitamines, tout ceci reflète un déséquilibre dans l’organisme, déséquilibre créé par la personne qui refuse simplement d’être attentive à un besoin donné, et cette sensation n’est pas d’elle mais d’un autre sous le couvert de l’empathie.

J’ai remarqué dans mes découvertes qu’il est important de souligner que ce qui émerge, surtout lorsqu’il s’agit d’une personne dont le processus de croissance ne fonctionne pas d’une façon continue, ce n’est pas habituellement un seul besoin, mais une configuration qui constitue le problème dont il est question plus haut : c’est ce problème, cette configuration complexe, qui servira de « contenu » d’expérience pour la suite du processus de croissance.

La conversation intérieur qu’ont s’entretiens est celle que nous sommes empathique, du même coup nous ne devenons plus attentive a ce qu’il se passe réellement en nous et notre déresponsabilisation dès lors nous permet de fuir ou de repoussé ce qui tend a émerger.

Ont peut résumer cette étape en disant qu’un certain nombre d’éléments expérientiels apparaissent plus ou moins longuement dans le champ de l’attention de la personne. Il peut s’agir de sensations, d’émotions, de fantaisies, de comportements etc. La personne passe alors par une étape de confusion et d’indétermination jusqu’à ce que, par répétition ou convergence, le noyau commun de ces expériences ressorte en tant que question. La personne fait face à cette question et reste aux prises avec cette préoccupation qui est maintenant devenue pour elle une évidence.

Je te retourne sans retenue : Bisous

Diane
Coeur rose
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kimo



Nombre de messages : 3
Age : 64
Localisation : dordogne fr.
Date d'inscription : 11/08/2006

MessageSujet: Re: Émergence   Sam 12 Aoû - 7:58

Hello Diane,

je comprends bien ce que tu dis, et que j'explique aussi sucintement . Il est vrai que l'intuition peut être obscurçi par le mental, ceci a été un enseignement que j'ai reçu il y a des années de cela.Il faut donc être extrêmement vigilant. Mais la nier n'est pas non plus la solution et je le dis parceque justement je la niais tellement j'avais conscience de cette récupération et manipulation par le mental.

J'ai utilisé effectivement le mot empathie, mais il n'est aps vraiment juste. Vu depuis un autre angle, il est un fait que nos pensées ne nous appartiennent pas. Elles viennent de l'exterieur et nous les selectionnons et nous les saisissons en fonction des vibrations semblables que nous maintenons en nous en fonction de nos conditionnements, qu'ils soit familiaux ou collectifs. Nous prenons l'habitude de répondre à certaines qui passent par là et pas aux autres et c'est différent pour chacun de nous. J'en ai fait l'experience à plusieurs reprises et une fois je l'ai vu faire au ralenti et c'est vraiment étrange.
Alors oui, dans un sens, ces pensées ou états qui nous traversent sont notres mais dans l'autre sens, non, ils ne sont pas nous et ne nous appartiennent pas. Et ça n'a rien à voir avec une dérésponsabilisation mais avec un processus.

Tu dis
Citation :
cette étape se déroule de la façon suivante : la personne consent d’abord à s’éprouver comme flottante, confuse et sans direction.

Cette attitude peut être effectivement dans un premier temps, mais lorsque ça fait maintes et maintes années que nous travaillons justement sur ce qui nous traverse il arrive un moment ou ce n'est plus s'éprouver comme flottante etc....mais centré, transparent, neutre etc...la reception est alors d'autant plus claire et n'a absolument pas le même impact. Et là il est loisible de voir comment ces perceptions nous arrivent et ce qu'elles nous disent.

J'insiste sur le fait que si effectivement ces perceptions de l'autre sont là c'est qu'elles ont bien été un temps sur le mode de vibration qui a été le notre, et l'est peut être encore plus ou moins, mais plus (+) comme une façon de les reconnaitre que comme active en nous ou peut être en latence encore dans nos mémoires. Mais que vouloir à tout prix les réactiver en permanence est une erreur. Je ne sais comment exprimer cela, mais c'est un point que j'ai vu il y a quelques temps et qui est trés important. Ce n'est en rien une déresponsabilisation puisque vu clairement. Sinon, c'est comme être dans un train et ne jamais pouvoir en descendre et repasser toujours devant les mêmes gares. Un moment donné il nous faut descendre du train et...prendre l'avion peut être ...où des ailes Papillon
Kimo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Diane

avatar

Nombre de messages : 48
Age : 48
Localisation : Montréal
Date d'inscription : 07/08/2006

MessageSujet: Re: Émergence   Sam 12 Aoû - 13:12

Bonjour Kimo Very Happy

Je suis heureuse d’avoir cette échange avec toi Smile

Je saisie tout a fais se que tu veux me partagé, très souvent après avoir pris contact avec notre centre, nous négligeons involontairement la manipulation de notre propre mental qui utilisera a son avantage tout ce qui nous est permis de vivre. Ceci pour ma part est un constat, qui ma également permise de réaliser que les seules sensations que mon corps pouvais ressentir c’est celle que j’acceptais même inconsciemment de ressentir. La perception de l’autre n’est et ne peux pas être la mienne, effectivement les idées ne nous appartiennent pas par contre la gestion oui. Nous ne pouvons pas savoir l’exactitude de la perception d’un autre, ceci étant abstrait et inter mélanger a nos propres sensation. L’unicité de nous tous a également son importance Smile

kimo a écrit:
Alors oui, dans un sens, ces pensées ou états qui nous traversent sont notres mais dans l'autre sens, non, ils ne sont pas nous et ne nous appartiennent pas.

Elle appartiennes a nous, une personne qui parle avec un copain, ce copain n’a peut-être aucune sensation au moment ou il expose son idée. Ce qui stimule en nous quelque chose nous appartient ont ne peux le tenir responsable de ce qui se passe a l’intérieur de nous quand nous nous possédons nous même. Il se peut également qu’il vive également une « expérience » simultanément a l’autre celle-ci nous appartient pas Smile

kimo a écrit:
ces perceptions de l'autre

Nous avons accès a nos propre perception, jamais celle d’un autre peu nous apparaître clairement. Étant donné que nous ne disposons pas de l’ensemble de ces éléments bien a lui. Nous pouvons en avoir une idée partiel, mais jamais complète. Les perceptions que nous avons sont d’abord notre. Smile

Ce qui m’amène a te parlé de l’immersion.

Cette même femme de mon exemple premier plus attentive à sa tristesse; elle sent alors davantage de tristesse et moins de tension.

Ce qui caractérise cette étape, c’est le fait qu’une question ou une émotion caractérise est au « centre » de l’attention de la personne et qu’elle y demeure, vécue comme une réalité actuelle. La personne reste présente à cette émotion et au sentiment qui l’accompagne ou qui constitue un inconfort pour elle. Elle demeure en contact avec cette expérience, attentive à ce sentiment tel qu’il est, sans chercher à le modifier ou l’enjoliver.

La personne est entièrement occupée, de tout son être et à chaque moment, par cette sensation. On peut remarquer que la personne à l’étape de l’immersion fait peu de gestes, pose peu d’actions et n’est nullement occupée à traduire en symbole ses expériences. A ce moment du processus au contraire la personne apparaît comme très intériorisée.

Il s’agit donc d’une immersion totale dans cette expérience émotive. On pourrait comparer cette immersion à une contemplation de nature émotive : l’être est occupée à éprouver complètement cette expérience. Ce qui est important à ce moment, c’est de demeurer en contact avec ce que nous ressentons présent, de l’éprouver davantage, sans le changer ou le pousser à se développer.

Il est possible et relativement facile pour qui le veut, de se donner à soi-même des conditions favorables pour réaliser cette immersion. Cependant, un tel choix implique des exigences sévères qui font que bien des personnes interrompt leur expérience à ce moment du processus. D’autres plus que ce qui est exigé par ce processus est anticulturel pour la plupart des personnes. Il faut, par exemple, le courage de choisir d’éprouver la souffrance qui fait partie de cette préoccupation. IL faut parfois une confiance presque aveugle dans le processus naturel de croissance pour s’abandonner ainsi à cette expérience en s’y immergeant complètement, sans garantie de la voir se terminer.

Il faut avoir déjà fait un long cheminement personnel pour en arriver au point où on apprécie cette étape en soi, où on y jouit de la satisfaction de se ressentir de façon directe et totale. Cette satisfaction est présente pour tous, mais elle cède souvent la place à l’inquiétude de vivre une expérience dont l’issue demeure complètement abstraite et inconnue.

Certaines émotions accompagnent typiquement chaque étape du processus et sont liées à la nature même de chaque étape. Ainsi, au cours de l’émergence, la personne est susceptible d’éprouver de l’anxiété et de se trouver confuse. Durent l’immersion, elle est surtout aux prises avec des sentiments tels que la peur, la tristesse, le vide, la colère ou l’impatience.

La solitude fait intégralement partie de l’immersion à cause notamment du retrait partiel qu’implique cette étape. La personne à peur de l’intensité de ce qu’elle ressent ou encore de l’issue du processus. Elle éprouve de la colère face au fait d’être aux prises avec cette expérience si celle-ci s’est imposée par son importance sans son consentement, ou encore de l’impatience devant le fait de tolérer l’inconnu.

Le vide, quant à lui, est typiquement l’expérience qui prend place lorsque la personne repousse ce qui est au centre d’elle à cette étape. Enfin, si elle est peu familière avec cette étape, elle sera triste ou apeurée ainsi seule avec elle-même à porter son expérience.

Dans la mesure ou l’immersion est suffisamment faite, dans la mesure ou la personne a réussi à éprouver complètement le sentiment qui avait émergé auparavant, la troisième étape apparaît spontanément, sans coupure apparente du point de vue du processus. Cette entrée spontanée dans le développement peut paraître étonnante ou mystérieuse au premier abord, mais elle est très facile à comprendre si on saisit le mécanisme et la fonction de l’immersion.

Imaginons que j’arrive dans un endroit nouveau et que je ferme les yeux après un premier coup d’œil très bref. Je ne connaîtrait de cet endroit qu’un ou deux éléments : les plus frappants. Je peux recommencer le même manège plusieurs fois sans découvrir de nouveaux aspects de cet endroit, mon attention étant toujours attirée d’abord par les éléments les plus frappants. Si un jour je garde les yeux ouverts, il ne faudra pas beaucoup de temps pour que je découvre de nouveaux aspects de cette situation, sans que j’aie besoin de faire le moindre effort pour détourner mon attention des éléments qui m’avaient d’abord frappé.

L’immersion fonctionne de la même façon que ce regard prolongé, mais dans le domaine des émotions. Tant qu’une émotion ou une question est repoussée à chaque fois qu’elle émerge, elle demeure sans nuances, sans précision et peu compréhensible. Le premier indice de l’apparation de cette expérience agit comme un signal d’alarme qui invite à l’évitement.

Ce n’est que lorsque cette expérience ne sera plus aussi rapidement interrompue que la personne pourra avoir accès à des données nouvelles. C’est alors que le signal d’alarme se changera en point de départ, en point d’entrée sur la ramification de cette expérience. L’évitement sera remplacé par le fait de ressentir plus complètement cette émotion, en ne faisant rien d’autre que d’y demeurer attentif de façon soutenue. C’est cette attention qui correspond à l’immersion.

Ainsi, pendant l’immersion on n’observe aucun changement réel dans l’expérience. Rien de nouveau n’apparaît. IL s’agit simplement de demeurer en contact, d’éprouver complètement l’expérience présente en attendant qu’elle commence spontanément à se développer de l’intérieur. Si la personne s’immerge réellement dans son expérience émotive, l’étape suivante apparaît bientôt d’elle-même, en continuité directe avec cette immersion. Lorsque nous distinguons la deuxième et la troisième étape, nous insitons sur la différence qui existe dans la façon d’éprouver son expérience et dans la façon dont celle-ci se déroule. Subjectivement, de l’intérieur de l’expérience, il n’existe aucune coupure entre ces deux étapes.

Cette période d’immersion peut être très brève ou très longue. Selon la complexité de la difficulté rencontrée, selon la disponibilité de la personne et partant selon le degré de continuité de l’immersion, elle pourra durer quelques minutes ou plusieurs mois. Le critère qui fait que cette étape est complétée n’est pas sa durée, mais le fait que l’émotion ait été éprouvée entièrement dans son état actuel.

Les moyens les plus fréquemment utilisés pour interrompre l’expérience à cette étape, sont de trois ordres. D’abord, la personne peut choisir de se distraire, de s’occuper à autre chose. Elle peut le faire en décidant par exemple que ce qui est important pour elle n’est pas cette émotion présente et la considérera extérieur a elle-même. Une deuxième façon c’est l’interprétation hâtive, où la personne s’empresse d’attribuer une signification précise à cette expérience encore incomplète. Cette interprétation a pour effet de désamorcer très rapidement cette expérience vécue, de l’assimiler au concept de soi de la personne, et, par le fait même, de lui retirer tout son potentiel d’apprentissage et de croissance. Enfin, la personne peut chercher à modifier directement son expérience. Elle peut obtenir ce résultat en se manipulant elle-même, ou encore en manipulant son environnement par la culpabilisation, la séduction, la provocation à la colère, etc. Dans la mesure où elle réussit, elle parvient à créer chez elle-même une expérience différente, avec laquelle elle est plus confortable et invulnérable.

IL s’agit donc d’une étape très simple du processus. Elle est souvent très brève, mais capitale. Son importance vient du fait qu’elle est nécessaire pour la suite du processus. Il s’agit souvent du point où le processus est interrompu parce que les tentations d’évitement y sont très intenses. Il faut un courage et une confiance dans son organisme relativement rares pour adopter d’emblée cette façon de traiter son expérience. Ce n’est qu’après un certain nombre de succès si je peux le dire ainsi, qu’une personne développe à cet égard la confiance nécessaire pour renoncer plus régulièrement à tous les moyens d’évitement si faciles à utiliser.

Amicalement

Diane
Coeur rose
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kimo



Nombre de messages : 3
Age : 64
Localisation : dordogne fr.
Date d'inscription : 11/08/2006

MessageSujet: Re: Émergence   Lun 14 Aoû - 3:08

Et merçi à toi pour cet échange généreux Heureux
kimo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Diane

avatar

Nombre de messages : 48
Age : 48
Localisation : Montréal
Date d'inscription : 07/08/2006

MessageSujet: Re: Émergence   Mar 15 Aoû - 15:17

Merci1 à toi également Smile

Diane
Coeur rose
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Xavier

avatar

Nombre de messages : 27
Age : 45
Date d'inscription : 07/08/2006

MessageSujet: Re: Émergence   Mar 15 Aoû - 17:16

Salut à tout les deux,

Une poigné de sable aurait pu me cacher ton signal, quand je n'en savais point le sens. Maintenant que je suis plus avertie, je le lis dans tout ce qui me le cachait autrefois.

R.Tagore


Il pourra sembler étrange de magnifier la sensation, à une époque où nos civilisations rationnelles et industrielles veulent la tenir pour nulle; à moins qu'elles ne considèrent cette sensation comme purement physique et « objective ». D'autre part, il y eut rarement autant d'appels vers divers aspects de la sensation, réelle, déformée ou avortée, s'étendant du mysticisme aux réunions de musique, en passant par la musique, la poésie, la peinture, etc.On serait par ailleurs étonné de connaître le nombre infini de fantasmes peuplant l'affectivité humaine. Les scénarios des fantasmes sont tout fondés sur la sensation; quels qu'ils soient, ils possèdent une valeur profonde.

Les fantasmes sont l'expression authentique d'un être avec ses besoins secrets, ses nostalgies enfouies, ses regrets inavoués et souvent, ses refoulements. Les fantasmes font partie de l'ombre d'un individu.

Tout fantasme, quelle que soit sa forme, est généralement une « bulle » qui monte d'un tréfonds authentique ou déformé. Souvent il provient de la religiosité...

La civilisation considère la raison comme la forme principale de l'intelligence. Quant à la sensation, on ne lui accorde qu'une valeur de rapport immédiat avec les choses. Qu'en est-il? Ne fait-on pas la route à l'envers?

Xavier
drunken
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Diane

avatar

Nombre de messages : 48
Age : 48
Localisation : Montréal
Date d'inscription : 07/08/2006

MessageSujet: Définir la sensation ?   Mar 15 Aoû - 19:26

Bonjour à vous,

En général, des mots banals tentent de traduire la sensation : J'éprouve l'impression que... j'ai la sensation de... une sorte d'intuition me dit que... mon sentiment est que... suivent ensuite des expressions qui essayent de cerner la sensation : J'aime ceci... je n'aime pas cela... ceci m'est indifférent.. c'est horrible... c'est superbe, etc.

Parfois, les choses montent en flèche. C'est une sensation vague, mais intense, d'« appartenir à », de « faire partie de », avec bouffées de bonheur et de chaleur intérieure.

Parfois, la sensation s'étend vers le « spirituel »; pendant un concert, face à un paysage, pendant la lecture d'un poème.

Cela peut monter encore : Sensation de l'absolu, du beau. Les mots deviennent alors totalement impuissants; il n'est plus que le silence. Mais la spiritualité et le silence ne sont-ils pas intimement liés?

Ainsi, quelle est cette mystérieuse fonction psychologique appelée sensation, tantôt banal en apparence, tantôt puissant et sublime? Comment « fonction » -telle? Comment apparaît-elle?

Toutes les sensations ne pourraient-elles pas se ramener à une seule? Laquelle?

Mais faisons d'abord un détour par le sentiment et l'intuition.

Par le sentiment, j'essaie de définir ou d'extérioriser la sensation que nous éprouvons. Par le sentiment, nous exprimons un « vécu ». Nos sentiments traduisent notre sensation, par des mots ou par des actes. Sans l'expression du sentiment, nos sensations resteraient vagues et indifférenciées, quelle que soit leur puissance. Combien existe-t-il de mots qui expriment abstraitement nos sentiments?

Les sentiments sont destinés à traduire nos sensations. Les sentiments peuvent se concrétiser aussi bien par des mots que par une création quelconque (musique, littérature, poésie, mais également par un métier, un travail d'« amateur » : bricolage, par exemple, etc.).

Il semble bien que nos sentiments se fondent sur deux expressions fondamentales; j'aime et je n'aime pas. On pourrait déjà ramener ces deux expressions à une seule : j'aime et j'aime « à l'envers ». Resterait ainsi comme seule exrepssion fondamentale : j'aime, autour de quoi tourneraient tous les sentiments possibles et imaginables. Ces sentiments deviendraient ainsi des synonymes, ou des synonymes inversés.

Imaginons les mots qui traduisent la sensation éprouvée pendant un concert, par exemple? Ce sera : c'est beau, c'est laid, c'est sublime, admirable, grandiose, indicible, ineffable, angélique, superbe, brillant, charmant, enchanteur, divin, éblouissant, fabuleux, glorieux, formidable, sensationnel, idéal, incomparable, joli, magique, magnifique, etc. Tous ces mots n'étant que des rejaillissements de l'expression « j'aime »; ce mot étant lui-même dérisoire face à la sensation éprouvée...

Tout cela peut s'appliquer à n'importe quoi ou à n'importe qui, mais la base est toujours la même.

On sait très peu de choses sur le fonctionnement de l'intuition. Elle est une fonction « transcendantale ». Elle procure une connaissance soudaine, arrivant d'un seul coup et sans concepts. Elle est une sorte de sensation inexprimable, globale, à l'état pur.

On dirait que l'intuition place l'individu en face d'une réalité ultime, dans laquelle l'individualité disparaît.

On appelle intuition cette espèce de sympathie intellectuelle par laquelle on se transporte à l'intérieur d'un objet pour coïncider avec ce qu'il a d'unique et par conséquent d'inexprimable.

Certaines intuitions se manifestent par la rapidité et la sûreté du jugement.

Cette intuition de l'ordre mathématique, qui nous fait deviner des harmonies et des relations cachées. Par l'intuition, on ressent. On devine ce qui n'est pas apparent. Elle est une vue directe et immédiate d'une réalité essentielle.

L'intuition est toujours fugitive; elle dépasse largement la « moi-je », qui est déductive, fabriquée par la société, l'éducation, la morale, la religion, etc. L'intuition plonge dans une « autre dimension ». Elle « prend » la totalité de la personnalité.

À travers les âges, elle fut considérée comme d'essence divine ou prophétique, provoquant la crainte ou l'admiration. On ne peut la placer dans aucun cadre défini. Elle a lieu très rarement.

Certains phénomènes d'intuition produisent parfois un impact fulgurant, avec peur, angoisse, déséquilibre mental; à moins que n'apparaissent une certitude profonde ou une révélation métaphysique, produisant des exaltations parfois dangereuses.

L'intuition authentique n'est jamais liée à notre temps et notre espace subjectif. Le temps subjectif est celui que nous expérimentons en permanence; il n'existe que par notre mémoire. Sans mémoire, il n'y aurait pour nous aucune sensation du temps.

On peut se demander si l'hémisphère droit de notre cerveau ne « court-circuite » pas notre temps subjectif pour recevoir des informations en provenance de l'espace-temps. si notre psychisme est en interaction avec cet Espace-Temps, il pourrait recevoir soudainement des informations concernant le « passé » ou le « futur ». Notons déjà ici que, pour la relativité d'Einstein, il est impossible de distinguer ces deux directions du temps.

Notre inconscient n'est pas lié au temps. Il n'est ni logique ni méthodique. Il n'a rien à faire avec notre « Moi-je ». Notre inconscient ne fonctionne nullement selon notre logique rationnelle, mais selon une logique de dimension universelle, sur laquelle nous n'avons aucune prise.

Notre inconscient fait partie intégrante de la trame mathématique rigoureuse qui détermine la démarche de l'univers, codifiée depuis toujours et à jamais.

Pourquoi, dans ce ça ne capterions-nous pas des informations de la 4e dimension dont pourraient faire partie certaines « prémonitions »?

Pour l'exemple plus haut je voulais attirer l'attention sur l'émergence, l'immersion bref... les processus de base qui permet dans un temps d'attirer notre attention sur notre développement, tout en ayant conscience de ce que je viens d'écrire. Ce n'est pas un ou l'autre, mais les deux simultanés qui peux se produire dans le même espace-temps!

Le leurre est le choix que ce soit un ou l'autre. Ce que je tends a partagé ici c'est qu'il co-existe les deux et qu'il n'y a pas un ou l'autre a négligé pour autant. Smile

Diane
Coeur rose
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Xavier

avatar

Nombre de messages : 27
Age : 45
Date d'inscription : 07/08/2006

MessageSujet: Retour à la sensation   Ven 18 Aoû - 3:46

Salut!

La sensation a ceci de particulier... qu'elle est pratiquement indéfinissable. Dès que nous tentons d'expliquer une sensation, nous exprimons un sentiment. Si nous disons « amour » ou « haine », ou « beauté » ou tout ce que l'on veut, nous avons affaire à des sentiments qui traduisent fort péniblement une sensation, faible ou puissante.

La sensation est indifférenciée. Elle est globale. Elle est à jamais inexprimable en soi sauf, par un sentiment. Nos sensations nous disent que le monde existe, du moins tel que nous le ressentons. Mais nos sensations nous trompent du tout au tout. Elles nous disent que la lumière existe, que les sons existent, etc. Nous « voyons » de la lumière, alors qu'il n'existe que des ondes électromagnétiques abstraites.

Nous « entendons » des sons, alors que la réalité consiste en ondes, que notre cerveau traduit en sons. La sensation ne nous donne jamais la réalité du monde, mais une traduction faite par notre cerveau. Nous vivons ainsi dans un univers d'illusions. Mais pour notre cerveau, donc pour nous, tout se passe comme si le monde et les choses existaient tels que nous les ressentons.

Xavier
drunken
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Diane

avatar

Nombre de messages : 48
Age : 48
Localisation : Montréal
Date d'inscription : 07/08/2006

MessageSujet: Une tentative de classement   Ven 18 Aoû - 8:21

Bonjour Xavier,

Xavier a écrit:
Nous « voyons » de la lumière, alors qu'il n'existe que des ondes électromagnétiques abstraites. Nous « entendons » des sons, alors que la réalité consiste en ondes, que notre cerveau traduit en sons. La sensation ne nous donne jamais la réalité du monde, mais une traduction faite par notre cerveau.

Cette ligne de pensée mes très familières! lol2 C'est dommage que la personne qui me fait ce genre d'analogie ne soit pas parmi nous sur ce forum. Rolling Eyes

Afin de poursuivre dans le courant que nous vivons dans un univers d'illusions, j'aimerais faire un tour de ce que nous procure une sensation.

1) une expérience objective (le chaud, le froid, la vue d'un paysage, une douleur physique, etc.)

2) une expérience subjective , incommunicable telle quelle. On ne peut que tenter de la traduire par des mots ou des comportements.

Une sensation se révèle par une réaction globale de l'organisme. Elle provoque une forme de conduite, une modification du comportement, tout cela s'intégrant dans la vie psychologique.

La sensation est une résultante d'une excitation. Celle-ci provient d'un « message » nerveux ou humoral. Ce message est transmis par voie nerveuse jusqu'aux centres qui régissent la conduite globale de l'être vivant.

Chacun sait que l'on groupe les sensations comme suit;

a) visuelle (perception d'onde électromagnétique, avec phénomènes oculaires photochimiques, suivis d'émissions d'impulsion électrique vers le cerveau)

b) auditives (perceptions de vibrations périodiques de fréquences avec « traduction » par le cerveau qui reconstruit le « son »)

c) olfactives (odeur); action chimique de particules volatiles

d) gustatives (saveur); action chimique de certaines substances en solution sur des surfaces sensibles : langue par exemple.

e) thermiques (élévation ou abaissement de température, apport ou soustraction thermique)

f) tactiles (stimulation mécanique de pression)

g) algiques (sensation de douleur par stimulation violente)

h) spatiales (sensation de positions ou de déplacement de l'organisme dans l'espace, grâce à des récepteurs internes).

Tout ceci est cité ici de façon fort élémentaire, et passe sous silence les stupéfiantes merveilles que sont le système nerveux et le cerveau.

Toute vie d'un organisme, quel qu'il soit, implique des rapports permanents avec l'environnement. Tout organisme est sans cesse plongé dans une quantité infinie de stimulations. Certaines sont sans effet apparent; par exemple, nous ne ressentons pas les ondes radio dans lesquelles nous baignons jour et nuit. Nous ne voyons pas les infrarouges ni les ultraviolets. Nous ne ressentons pas le magnétisme terrestre. La gravitation ne nous procure, semble-t-il, aucun effet subjectif.

D'autres stimulations, par contre, sont efficaces en ce qui concerne nos cerveaux : certaines ondes électromagnétiques que le cerveau traduit en lumière, comme dans ton exemple.

L'efficacité d'une stimulation produit une « excitation ». Celle-ci produit une modification dans l'organisme, généralement passagère.

Diane
Coeur rose
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Xavier

avatar

Nombre de messages : 27
Age : 45
Date d'inscription : 07/08/2006

MessageSujet: La sensation décide toujours   Ven 18 Aoû - 9:08

Salut Diane!

La sensation est notre intelligence la plus immédiate, la plus profonde. Son contact avec l'environnement est immédiat. Elle s'étend de zéro à l'infini. Elle est courbe. Elle englobe. Elle tourne, comme le radar.

Qu'on le veuille ou non, c'est toujours elle qui décide. C'est toujours par « l'intérieur » que nous choisissons. Ou plutôt : cela se choisit en nous, sans que nous y soyons pour rien, et bien que nous veuillons à toute force le contraire. Il n'y a rien à faire contre la vie intérieure ni contre la sensation, qui ressent, décode, filtre, décide sans demander l'avis de qui que ce soit.

Xavier
drunken
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Émergence   

Revenir en haut Aller en bas
 
Émergence
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Cheminement personnel :: Vers la nouvelle psychologie-
Sauter vers: