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 Vers la nouvelle psychologie

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Diane

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MessageSujet: Vers la nouvelle psychologie   Ven 18 Aoû - 16:52

Bonjour à vous,

L'Espèce humaine est en état de transition; on le dit et le répète depuis longtemps. La transition dure; elle est longue. Tout se passe comme si notre Espèce naviguait quille en l'air, en donnant des coups de reins désespérés pour se remettre à l'endroit.

On sait que l'humanité a traversé une longue période d'extraversion matérialiste. L'Occident s'est catapulté hors de lui-même, pressé sans doute par l'angoisse. Il était et est encore atteint de boulimie matérielle, provoquée en grande partie par la technocratie et ses avantages apparents. Les grandes valeurs traditionnelles mêmes temps que le fondement de la grandeur des peuples : l'imagination, l'esprit, l'intelligence, la poésie, la créativité intériorisée, la noblesse d'âme.

Les nouvelles conceptions comportent beaucoup de rêves et d'utopie. N'empêche que l'optique générale bascule. Notre temps est celui de l'attente et de la gestation dans l'obscurité des inconscients. La recherche de la « motivation » personnelle prime tout. Les cadets vont déboucher dans une forme de conscience qu'ils auront acquise grâce aux compétences et aux autorités authentiques. Il serait cependant ridicule de croire à une brusque montée de l'âge mental moyen. On ne peut que compter sur les multiples « foyers » qui brûlent un peu partout dans le monde, surtout parmi les cadets, dont l'optique consiste à se situer dans le monde et l'univers, et à rechercher les interactions affectives entre individus.

Tout ce qui va suivre fait partie des évidences et même du bon sens. C'est connu depuis longtemps, mais appliquer depuis très peu.

Il est clair que tout être humain est plongé dans un « environnement ». Cet environnement est tout d'abord immédiat : la maison, le jardin, les personnes de la famille proche.

Ces environnements s'échelonnent ensuite : la rue, le quartier, les voisins, l'école, la capamgne ou la ville, le pays avec son climat affectif et météorologique, etc.

Un autre environnement est procuré par le moyen de communication : journaux, téléphone, radio, télévision, internet, qui apportent les nouvelles du voisinage ou du monde. Ces nouvelles sont transmises à domicile dans le présent (sauf pour les journaux).

Chacun est obligé de se « débrouiller » au sein de tous ces environnements qui forment un véritable grouillement dont nous ne sommes pas conscients, mais qui conditionne en permanence.

Ainsi, chacun reçoit des « informations » arrivant de tous les environnements. Informatin reçut par le corps selon la situation géographique; chaleur, froid, pluie, humidité, neige, etc. Information physique ou affective selon la situation familiale ou selon le voisinage : facilités, difficultés, richesse, pauvreté, entente, méfiance, entraide, etc.

Tout ce qu'on peut imaginer se transforme en information, que nous recevons consciemment ou inconsciemment.

Bref, il existe une symbiose entre chacun de nous et l'environnement, proche ou lointain. Chacun de nous fait partie d'un système mouvant et global, où chaque chose possède sa place. Il s'agit de prendre conscience que rien ni personne n'est isolé des environnements, mais que les échanges sont permanents.

Toute éducation consiste sans doute à transmettre ce que l'on sait; mais elle revient surtout à communiquer ce que l'on est.

Diane
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Xavier

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MessageSujet: Re: Vers la nouvelle psychologie   Lun 21 Aoû - 15:20

Salut,

Les mutations actuelles du monde provoquent de nouvelles formes d'appel vers la psychologie, lui conférant une importance rarement connue. Les critères traditionnels sont en voie de disparition. La connaissance de soi devient donc essentielle.

Xavier
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Diane

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MessageSujet: La cours des miracles   Lun 21 Aoû - 22:05

Bonjour à vous,

Comme dans beaucoup d'états transitoires, se manifestent surtout le tréfonds des séparatismes, les crises, l'indifférence mutuelle, et l'immense cortège des psychoses collectives dont l'humanité, semble atteint.

D'autre part, les connaissances ont pris le pas de course. L'humain moyen est encombré de miraculeux « gadgets », en avance de mille ans sur sa mentalité, et qu'il utilise par acquit de conscience sans trop savoir qu'en faire.

La science progresse comme elle ne le fit jamais, l'humain n'est que très vaguement informé; comment le serait-il? Il ne « suit » pas. Mais il sent que la réalité devient de plus en plus fantastique, et capable de dépasser les fantasmes les plus délirants.

Tout semble, tout est, tout devient possible.

Pour l'instant...

L'humain n'a jamais été le centre de l'univers. Il ne s'en rend compte que depuis peu, à son « orgueil » défendant. Il subit les retombées de la science contemporaine : biologie, physique, astrophysique, qui tend de plus en plus vers une vision unitaire de l'univers.

Consciemment ou non, voici l'humain, non pas hors de l'univers, mais pourtant l'univers en lui. Sourdement, il se sait porteur des mêmes structures d'énergie que tout chose existante. Il faudra donc, lorsque l'âge mental moyen augmentera, que l'être accomplisse une mutation pour devenir ce qu'il est réellement, au lieu de demeurer l'infrahumain qu'il est aujourd'hui.

Bien qu'il croie le contraire, et bien qu'il s'imagine agir sur le monde, cette mutation se fera sans son concours. Car la démarche entière de l'univers était sans doute codifiée dès le début du temps, voici quelque 15 000 000 000 d'années.

Car les choses arrivent comme elles arrivent; elles ne peuvent pas ne pas arriver, s'il est dit depuis toujours qu'elles arriveront.

En attendant, l'homme fait ce qu'il peut, avec les moyens du bord. Chacun possède son niveau de vérité, et traduit la musique universelle qui lui arrive selon l'instrument dont il dispose : ocarina ou grandes orgues. En attendant les grandes révélations métaphysiques, on consulte les devins.

Jamais on ne connut autant de « voyants » et de tireur de cartes aux affaires très florissantes. Jamais il n'y eut autant de sectes religieuses, d'occultisme ou de spiritistes. Il ne se passe pas un mois sans que des adeptes de telle ou telle congrégation ne viennent frapper à notre porte, pour présenter, eux aussi, leur « niveau de vérité ».

Mais le plus important est que l'humain « profane » soit, semble-t-il, en train de céder lentement le pas à l'homme « religieux »....

Vers l'ensemble des choses...

Classiquement on divise les êtres humains en introvertis (= tournés vers eux-mêmes), et en extravertis (= tournés vers l'extérieur).

Un véritable extraverti oriente ses énergies vers le dehors, mais il éprouve la sensation profonde de faire partie intégrante d'un ensemble : son entourage, le monde, l'univers. Il ressent que rien ne peut se séparer de rien. Il est « solidaire », comme sont solidaires les unes des autres les cellules d'un organisme. Il estime très grande la ressemblance foncière entre tous les êtres.

Un introverti dirige ses énergies vers le dedans. Cela ne signifie nullement qu'il se coupe du monde. Mais il communique avec lui au moyen de sa « vision » intérieure. Il estime que chaque être humain est totalement original.

Finalement, cela revient à dire qu'on ne peut « classer » les individus selon ces deux attitudes. Chaque organisme humain comprend ces deux pôles; l'un ou l'autre fonctionne selon les circonstances.

En poussant plus loin, on pourrait dire qu'il n'existe qu'un seul type foncier d'individu.

Les jeunes, notamment, réunissent fort bien l'extraversion et l'introversion. Ils se ressentent puissamment comme faisant partie de l'ensemble du monde. Mais comme cette extraversion leur est souvent refusée, ils amplifient leur introversion de façon névrotique; ils se retirent trop en eux-mêmes, se coupent de l'extérieur, forment des groupes clos et hérissés. Ils risquent ainsi d'aboutir à une introversion pathologique qui frise parfois la schizoïdie.

Mais, jeune ou non, névrosé ou non, intelligent ou non, chacun passe sa vie à rechercher ses racines, ses appartenances, et ses fidélités...

Diane
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Xavier

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MessageSujet: Une autre approche de la santé   Mar 29 Aoû - 2:31

Salut!

Les informations qui nous parviennent, les résonnances affectives que nous en éprouvons, les actions qui en découlent, forment ce qu'on pourrait appeler un « circuit ouvert ». Idéalement, les environnements devraient provoquer des résonnances positives : plaisir, joie, énergie active, enthousiasme. Tout cela déclencherait des actions positives rejaillissant sur l'environnement, qui enverrait de nouvelles informations positives, et ainsi de suite.

Idéalement toujours, chacun devrait ressembler profondément à ses environnements, et former avec eux une parfaite symbiose. C'est une conception très utopique je le vois bien, qui ne se réalise pratiquement jamais. C'est cependant une conception de la santé telle qu'elle devrait être selon plusieurs philosophie et psychologie. La véritable santé est une affaire d'échange global et harmonieux avec l'environnement.

Car, dès sa naissance, un être humain est plongé dans un ensemble de mouvant dont il est le centre tout aussi mouvant.

Xavier
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Diane

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MessageSujet: Une autre optique   Mar 29 Aoû - 3:44

Bonjour à vous, Smile

L'éducation, la médecine et la psychologie se voient ainsi obligées d'opérer d'autres approches. On ne peut plus envisager un individu en isolant en lui tel ou tel élément, tel que l'enfance, un traumatisme, les parents, des complexes, etc. Cela n'a pas de sens, puisque rien n'est isolé ni isolable!

Mais on doit toujours envisager l'interaction entre tous les « détails » d'une existence. C'est beaucoup plus difficile, parce que la vision doit s'élargir pour devenir la plus « panoramique » possible.

Et avant de s'acharner sur la partie, il s'agit de tout faire pour connaître le tout. C'est ce qu'ont toujours tenté la psychologie, la médecine psychosomatique et l'homéopathie, par exemple.

Car on comprend que les sensations métaphysiques (même inconscient) d'un individu ont toutes autant d'importance que ses réactions envers ses parents ou son enfance.

Sans posséder la moindre certitude à ce sujet, peut-être devra-t-on un jour envisager également la possibilité de vies antérieures (personnelles ou non) qui produiraient des hérédités et des comportements demeurant incompréhensibles si l'on n'envisage l'individu qu’« ici et maintenant »...

Qu'est-ce que la névrose?

L'être vivant est un « circuit ouvert », comme tu le dis Xavier. Ses échanges avec l'environnement sont permanents. À chaque perturbation produite par cet environnement, il tente de rétablir son équilibre et sa paix intérieure. Il est comme un funambule sur la corde raide.

Imaginons un circuit qu'on aurait fermé : automobile par exemple. Avec son pilote, une voiture tourne sans trêve sur ce circuit. Il n'y a ni public, ni mécanicien, ni bornes, ni pompes à essence. Il n'y a dans la voiture aucun instrument de contrôle. Le pilote et la voiture sont livrés à leurs seules énergies. Ils n'échangent rien avec l'extérieur. Le pilote ne reçoit aucune information. La voiture ne reçoit aucun apport d'Énergie. On conçoit que l'affaire ne durera pas longtemps : découragement du pilote, usure irréversible de la machine, panne sèche, dégradation mécanique. Viendra le moment où l'équilibre thermodynamique sera atteint : le pilote mourra, tout s'arrêtera, l'entropie sera maximum, la machine et l'homme ne fourniront plus aucun travail.

Revenons à la névrose et prenons l'exemple de la schizophrénie. Le schizophrène a quitté son « environnement ». Il a « démissionné » de cet environnement. Il vit replié sur lui-même, en « circuit fermé ». On constate souvent que la schizophrénie provient de contraintes puissantes : par exemple, certains modes de vie figés ou névrotiques, qui peuvent être l'apanage d'une famille, d'une société, d'un pays. La contrainte peut provenir de l'environnement inhumain : une grande ville. À cela se joignent certains écrasements affectifs. Un exemple fréquent choisi entre cents : une mère très névrosée éprouve le besoin angoissé que son enfant l'aime de façon exclusive. Mais en même temps, elle repousse toute expression d'amour de la part de cet enfant. Ainsi, l'enfant « lance » de l'amour et de l'énergie vers sa mère, amour qui lui est retourné comme un boomerang. C'est comme si on lançait en permanence une puissante voiture contre un mur élastique.

Que peut faire un enfant fragile, sinon « démissionné » d'un monde où il ne peut exprimer ce qu'il éprouve de plus immensément profond? On peut se demander si la schizophrénie ne résulte pas de l'effort désespéré d'un enfant normal (mais fragile) pour s'adapter à ce qui est considéré comme « normal » par l'entourage.

Et combien de millions de jeunes sont actuellement « schizophrènes », errant sans but ni enthousiasme, et repliés sur une effarante solitude intérieure? Parodoxalement, ce sont eux qui s'adaptent le mieux... mais ils ne s'adaptent qu'à eux-mêmes.

Le circuit mi-ouvert

Il est évident qu'un être vivant n'est jamais un circuit complètement fermé. Chez le névrosé, les « échanges » avec l'environnement sont réduits et faussés. Un névrosé déforme les informations qu'il reçoit. Par exemple, il transforme les paroles d'autrui en sentiments d'infériorité ou de culpabilité, en angoisse, en repli sur soi, etc. De plus, il « bloque » ses énergies psychiques. Il développe des complexes autonomes. De ce fait, tout névrosé agit peu (ou mal) sur l'environnement. Les informations qu'il en reçoit sont de plus en plus déformées. Et le cercle vicieux s'amorce.

Voici une inscription mortuaire parmi d'autres : Ci-gît Untel. IL respecta scrupuleusement les critères appris. Il fait tout pour s'y adapter, s'y ajuster, s'y mouler. Il faut médaillé du Civisme social, et diplômé de la Sensation refoulée. Il mourut de...

peuvent suivre ici de multiples maladies psychosomatiques : infarctus du myocarde, ulcère, hypertension catastrophique, hémorragie cérébrale, désir inconscient de mourir....

Et l'inscription pourrait comporter dans de nombreux cas : il mourut parce que, par lassitude de l'âme, son corps avait décidé de mourir.

Cet humain était d'ailleurs mort depuis longtemps. Dès l'enfance, les fourches caudines s'étaient levées sur ses pulsions spirituelles, sa créativité, son imagination, ses rêves, son besoin d'être « avec » les autres.

Il n'eut pas la force ou l'intelligence de devenir un marginal affectif, quitte à jouer le jeu social tout en préservant son imaginaire comme on le ferait d'un trésor inviolable.

Et cet exemple nous conduit à la notion de Maladie.

Diane
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