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 « Notre » époque...

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Diane

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MessageSujet: « Notre » époque...   Mar 15 Aoû - 15:44

Bonjour à vous, Smile

Comme nous avons tendance à nous vouloir « témoins », et rien que témoins! Nous voyons et ressentons les choses comme si elles avaient lieu « hors de nous ». Nous ne parvenons pas à imaginer que nous en faisons absolument partie, et que les choses sont en nous comme nous sommes en elles. Nous regardons un meuble en croyant qu'il est séparé de nous, et que nous en sommes les purs témoins; sans nous rendre compte que nous le voyons et le ressentons à travers nous, et à travers la sensation que nous en avons.

Nous établissons des rapports de sujets à objets : nous et les autres, nous et les choses, nous et le monde. C'est une absurdité parce que c'est un leurre. Le monde n'existe qu'à travers notre cerveau; et nous n'existons qu'à travers le cerveau des autres.

De même, nous parlons de « notre » époque. Mais il n'y a qu'une seule époque. Elle s'est déployée avec le début de l'univers, et mourra avec lui. Toutes les époques sont les crêtes et les creux du même océan. Notre époque, comme toutes les époques, fait partie des choses qui arrivent. On ne peut les isoler les unes des autres. On le voudrait qu'on ne le pourrait pas : tout est rigoureusement soudé. Le plan de l'univers tait parfaitement établi depuis le chaos initial et le premier atome d'hydrogène. Le plan de l'univers suit une trame mathématique rigoureuse et inchangeable, ou le moindre électron a sa place et son rôle.

Mais nous avons le nez sur « notre » histoire : « nos » parents, « notre » vie, « nos » circonstances. Nous agissons comme une cellule qui croirait travailler pour son propre compte. Nous allons cependant vers une époque authentiquement extravertie, où chaque être fera partie de l'ensemble de l'univers. Cela exigera participation et santé mentale; la jeunesse le sait bien.

Oui, notre nez est fourré au ras des choses. Cela nous conduit à une hypermyopie en ce qui concerne l'existence.

Le premier soin de nombre d'éducation consiste encore à munir chacun d'une forte loupe, sous prétexte, sans doute, de « voir la réalité en face ». Le résultat est que nous hypnotisons souvent sur une seule chose en ignorant que notre loupe nous isole du reste. En plus, qu'elle déforme cette même réalité! Imaginons que, dès l'enfance, nous soyons penchés sur une image de journal? À travers la loupe, nous apercevons de gros points noirs ou gris, sans savoir le moins du monde qu'il s'agit d'une photo. Et pourtant, rejeter la loupe et prendre du recul, nous plongerait dans une sorte de stupéfaction : ce gros point n'étaient que la trame d'un visage que, sans recul, nous aurions ignoré à jamais, ignorant également que ce visage faisait partie d'un journal, que ce journal était posé sur une table, que la table se trouvait dans une maison, etc. Bref, voir la « réalité en face » nous faisait perdre de vue l'environnement même immédiat, à commencer par notre voisin.

Beaucoup de gens sont trop racornis, trop centrés sur eux, trop moroses et finalement trop peu imaginatifs, pour croire que des choses puissent exister en dehors de leur sensation tronquée.

Ils ne peuvent supposer que des univers affectifs et mentaux se situent fort loin de ce qu'ils peuvent concevoir. Ils ne sont pas assez poètes pour lancer des hypothèses folles concernant leur propre vie et monde. Ils appellent cela être « réaliste », sans savoir que le réel est souvent aux antipodes de leur propre réalité déficiente.

Beaucoup de gens deviennent alors semblables à des « trous noirs », qui résultent de l'effondrement d'une étoile ayant brûlé son hydrogène. Autour de cette étoile, l'espace se referme inexorablement. Aucune lumière n'en sort plus. L'étoile n'envoie plus aucun message vers l'extérieur. Elle n'échange plus rien avec l'univers qui l'environne. Cette étoile effondrée est d'une densité effroyable. Elle replie l'espace comme un tissu : ne pourrait-on pas dire qu'elle « ramène tout à elle », et qu'elle est incapable d'imaginer qu'un univers lumineux existe encore à ses côtés?

La plupart des gens dorment ainsi de façon opaque. Mais que seraient devenus les sciences et les arts si des gens n'avaient pas été assez « fou » pour imaginer des choses qui auraient paru aberrantes au commun des mortels?

Amicalement

Diane
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Xavier

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MessageSujet: Re: « Notre » époque...   Mar 15 Aoû - 16:52

Salut !

Je dirais, que les gens ne sont pas assez heureux pour croire qu'il puisse exister des circonstances heureuses ou des univers heureux. Une scorie de charbon pourrait-elle imaginer une pépite d'or ? Ne pouvant la rêver, comment pourrait-elle même amorcer sa recherche ?

Les gens ne sont pas assez heureux pour bâtir un monde heureux. C'est évident ! Ils ne peuvent concevoir le monde qu'à leur propre image. Ils ne peuvent projeter à l'extérieur que ce qu'ils sont à l'intérieur. Ils passent alors leur temps à éduquer d'autres gens, non pas en vue de donner le bonheur, mais dans le but d'éviter leur propre malheur ou ce qu'il refuse inconsciemment de voir pour eux-mêmes.

Ils sont semblables à un automobiliste qui, sur la route, ne songerait ni à jouir du voyage ni à explorer le paysage, mais à éviter l'accident qu'il estime au départ inévitable. C'est pourtant la base de la plupart des éducations. Ils projettent donc ce qu'ils sont ou plutôt ce qu'ils ne sont pas.

Xavier
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Diane

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MessageSujet: Re: « Notre » époque...   Mar 15 Aoû - 20:42

Bonjour Xavier Smile

Effectivement, les gens colorent de leur malheur le monde et même les galaxies, qu'ils peuplent de guerres et de haines, sans imaginer qu'il existe probablement des milliards de mondes habités de gens heureux, ayant réalisé leur être, au sein de cités trépidantes et joyeuses.

C'est ainsi que des films de cinéma ou de télévision donnent à chacun, la guerre est maintenant dans nos salons. Il y a un bon côté à cette transfusion d'information, nous horrifions devant 1 soldat canadien mort, il y a 50 ans l'information n'étant pas transmise n’a la masse et aussi rapidement personne ou seules les familles proche étaient mises au courant et pire encore nous ne parlions pas de 1 mort, mais de 1500 morts... Alors l'information malgré que les informations sont encore horrifique, le monde se porte de mieux en mieux.

Nos enfant n'ayant pas conscience de ce phénomène englouti dans un monde qui la voix mauvaise, et malheureuse engendre une certitude chez eux que l'univers entier est peuplé d'êtres stupides, sadiques, cruels, pullulant dans les galaxies lointaines, ou transportées à bord de « vaisseau spatial » bourré de potentialité destructrice, le tout demeurant à l'image d'échantillons inframentaux qui, hélas, peuplent encore la terre.

Passivement, on attend de la science tous les miracles. On la redoute dans certaines de ses manifestations physiques, mais le moins qu'on puisse dire est que l'« homme de la rue » en bénéficie largement et sans se gêner. Mais sans le savoir, l'homme attend surtout de la science qu'elle renseigne sur le rôle et le sens de l'humanité. Certaines sciences de très haut niveau débouchent actuellement sur ce qu'Einstein appelait l'expérience religieuse cosmique. Que l'on soit ou non croyant, où pourrait-on d'ailleurs aboutir sinon à ces interrogations finales, lorsqu'on recherche les profondeurs ultimes de la matière, de l'espace, de la vie et du temps?

Les recherches scientifiques actuelles font craquer d'anciennes frontières. La science retrouve au détour de sa route des vérités anciennes : tradition millénaire, alchimie, vastes intuitions orientales, métaphysique hindoue. Un pont s'établit ainsi entre certaines pensées scientifiques modernes et des conceptions anciennes. Il est bien connu que nous arrivons à un endroit où la science et la religion se rejoignent en de nombreux points.

Face au malaise qu'a engendré le matérialisme, il est heureusement logique que l'on se tourne vers de nombreuses formes de spiritualité, qu'elles soient frelatées ou authentiques. De plus en plus puissant deviendra le refus de ce qui a étriqué l'être humain, privé aujourd'hui encore de sa dimension religieuse et universelle.

De plus, le phénomène mondial de l'indifférence est trop démesuré pour n'être pas l'« envers » de quelque chose. Si le mot « communion humaine par l'esprit » peut sembler boursouflé, il correspond néanmoins au seul besoin profond de l'être. L'indifférence est le résultat d'une déception immense; à son tour, cette déception engendre une nostalgie infinie.

Rappelons-nous ensuite les cycles auxquels est soumis l'univers entier, y compris notre planète. Si le Moyen-Age fut suivi d'une Renaissance, on peut augurer que, « notre » époque connaîtra bientôt, elle aussi, un nouvel âge, dont une certaine jeunesse s'occupe d'ailleurs activement. Quant à d'autres fractions, elles recherchent cette « spiritualité » par des moyens dérisoires et suicidaires : drogue, violence, guerre, etc. N'empêche qu'il s'agit de tentatives désespérées de communion humaine et de spiritualisation. Faut-il rappeler enfin la montée en flèche des sectes, le besoin accru de beaucoup de gens de se plonger dans l'ésotérisme, dans l'espoir de retrouver les vérités égarées en chemin?

C'est l'ensemble, l'union de tout qui nous révélera la réponse. Le problème actuel c'est de les diviser, de les rejeter pour avantager l'une d'entre elles. La réponse est dans le « TOUT ».

Il y a aussi l'attente. L'humanité attend. C'est un climat de lourdeur, d'espérance, de répulsion, entrecoupé de soubresauts. Mais n'empêche qu'on attend.

Diane
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Xavier

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MessageSujet: On attend le Sur-Homme ?   Mar 29 Aoû - 3:04

Salut!

On attend le Sur-Homme? Tout porterait à le croire. Cinémas et feuilletons télévisés regorgent de « super », femmes ou hommes, possédant une force et un pouvoir physique exceptionnel, mais dont l'intelligence est réduite à sa plus simple expression. C'est le mythe du Héros à l'échelle d'une technocratie mentalement débile!

Il y en a pour tous les goûts. C'est probablement la compensation de l'impuissance et de l'infériorité humaines actuelles. On se tourne également vers le fabuleux et le magique à l'échelle cosmique : sauveurs intergalactiques, héros à manteau d'aluminium et casque de carton. On peut d'ailleurs se demander si les gens n'attendent pas de ces « héros » de pacotille une puissance intérieure et non extérieure, une capacité de changer le monde et d'y instaurer une justice et une bonté. Mais les cinéastes financiers se bloquent dans les apparences, et enferment leurs héros dans des scénarios stupides. L'imagination et l'âge mental moyen font le reste. Au fond, cela ne rappelle-t-il pas le Moyen-Age, pendant lequel le merveilleux et le magique se trouvaient partout, et où les farfadets, les lutins et les diables s'asseyaient à notre table?

Xavier
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MessageSujet: En passant par l'Apocalypse   Mar 29 Aoû - 6:46

Bonjour Smile

On attend le Sur-Homme? Il s'agit de s'en rendre digne et d'opérer le Grand Nettoyage de la planète. La grande lessive, en quelque sorte.

Il existe une solution : la Bombe!

Des présentatrices de télévision se montrent on ne peut plus souriantes en présentant certains films : « La guerre atomique ayant eu lieu...» où, plus gentiment encore; « L'histoire de ce film se passe après la guerre atomique ». Mais laquelle ?

Est-ce donc accompli déjà?

Les gens la veulent-ils tellement inéluctable? Dans quelle mesure la souhaitent-ils inconsciemment, ce qui serait le « n'importe quoi pourvu que cela change »? On dirait que la lassitude, le dégoût et surtout la grande culpabilité humaine appellent la Grande Purification par le feu. Le souffle de la bombe est devenu le symbole actuel du souffle divin. La Bombe est devenue quasiment un objet de culte noir.

Elle est pour beaucoup le signe de la colère divine, comme l'étaient la foudre et le tonnerre pour les primitifs.

Ainsi, ce serait le : « on efface tout et on repart à zéro ». « On a bien mérité la Bombe! » deviendrait le mea-culpa des gens de notre terre.

Et puis, il y aurait la Renaissance! Dans l'Apocalypse biblique se préparent l'instauration de la cité de Dieu et le renouveau de la conscience humaine. Toute Apocalypse est, symboliquement, suivie d'un nouveau Paradis. Et ceci justifie sans doute cela dans l'inconscient de beaucoup, quitte à envisager le sombre labyrinthe d'un suicide collectif.

Le grand gyroscope!

Chacun prend de plus en plus conscience de l'interdépendance des événements qui se passent dans le monde. On ressent fortement la gigantesque et simple balance qui régit tout. On sait que la richesse de l'un fait la pauvreté de l'autre. Que l'autorité du premier façonne la soumission du second! Que l'appétit de compétition d'un humain provoque l'élimination d'un autre! Et vice-versa : que le masochisme foncier d'un individu ou d'un peuple engendre le totalitarisme d'un autre individu ou d'un autre peuple : que le complexe d'échec d'un être humain ou d'un peuple produit ailleurs une supériorité paranoïaque, etc.

On peut se rappeler ici des dictons populaires « le bonheur de l'un fait le malheur de l'autre », ou « ce qui se perd ici se regagne là-bas ». Ces dictons qui jadis semblaient d'un abstrait bon-sens, prennent aujourd'hui un aspect d'évidence criante.

Beaucoup de gens considèrent la vie comme une énigme, voire un « puzzle » dont l'assemblage est impossible. Mais il n'y aurait plus d'énigme si on connaissait la réponse. toute énigme consiste en un manque d'informations.

tout ce qui se passe ou peut se passer, fait partie des lois naturelles de l'univers, dans lesquelles est imbriqué l'humain, avec ses comportements, ses pensées, ses sensations.

nous sommes absolument intégrés dans un ensemble que nous ignorons, avec un rôle précis que nous ne connaissons pas .

Je cite ici Watts:

définir en termes opérationnels signifie dire ce qui se passe, et dès qu'on aborde cette description, on s'aperçoit qu'elle concerne des transactions. On ne peut décrire un mouvement sans décrire la surface ou l'espace à l'intérieur duquel il se produit. On ne sait qu'une étoile ou une galaxie donnée s'est déplacée qu'en comparant sa position à celle des étoiles ou des galaxies qui l'entourent. De même, tandis qu'on s'efforce de décrire le monde le plus complètement possible, c'est l'homme que l'on décrit; car la description scientifique du monde est en réalité la description des expériences faites par les hommes pour explorer le monde. Inversement, en s'efforçant de décrire l'homme aussi complètement que possible, on décrit le monde. On ne les sépare qu'en les examinant de trop près, c'est-à-dire en les méconnaissant.

C'est ainsi que nous croyons « choisir » notre rôle, alors que nous ne faisons que le jouer, en permanente interaction avec tout, absolument tout ce qui nous entoure.

La sensation de l'interdépendance des éléments du monde est due, bien entendu, aux communications ultrarapides. Personne ne s'étonne même plus de ce qu'un événement, américain, chinois ou spatial, soit instantanément télévisé chez soi.

Les choses ne se sont plus passées « là-bas » il y a huit jours. Mais tout se passe « ici et maintenant dans votre salon! . Physiquement, chacun ressent les limites étroites de la planète ».

De plus, les pays lointains, jadis abstraits et inaccessibles, sont atteints par avion, le temps d'un sommeil. Le Chinois et l'Indien sont immédiatement présents à notre domicile. Ils ne sont plus des abstractions, mais des êtres que nous touchons affectivement puisque nous les voyons dans l'instant. Ils vivent en même temps que nous, vieillissent avec nous. Ils ne font plus partie d'une autre planète. Nous les ressentons immédiatement comme amis, ennemis, gêneurs, ou semblables. Car il est évident que nous les ressentons à travers ce que nous sommes!

Ce chinois, cet indien sont des miroirs de nous-mêmes. Ainsi, grâce à la télévision toujours, le monde devient un jeu de miroirs de notre propre personne. L'univers devient une diversité infinie, en même temps qu'il se « soude » dans une unité quasi totale.

Tout ce que nous pouvons voir dans le monde, nous montre ce dont l'être humain est capable, en positif ou en négatif. Mais cela nous montre, par conséquent, tout ce dont nous sommes capables, nous aussi, dans nos inconscients. J'en reparlerai prochainement...

Quant aux événements catastrophes, guerres, révolutions, tremblement de terre, nous constatons « de visu » que cela pourrait « nous » arriver un jour également.

La planète devient ainsi peuplée d'un seul individu, multiplié par des milliards de miroirs.

Tous ces continents, ces pays, ces événements, qui jadis étaient locaux et abstraits dans notre imagination, deviennent une unité insécable. Notre terre assemble des anciens morceaux comme elle le ferait d'un « puzzle ». L'égocentrisme des individus craque, pour se mouler lentement dans le grand corps humain planétaire.

La sensation humaine se met à l'échelle de tout ce qui se passe.

Et il faudrait une formidable couche d'inconscience, de peur ou de sommeil, pour n'être pas imprégné de cette réalité. Ne dit-on pas fréquemment « notre planète », et non plus « la terre »? Notre habitat est devenu un vaisseau spatial parmi d'autres....

On apprend de plus en plus que l'humain est un « animal en mutation », ce qui suppose humilité et grandeur. On ne comprend pas comment des gens peuvent se croire encore les rois de la création ou le centre du monde.

Il est vrai que l'inconscient humain n'a pratiquement pas changé depuis des centaines de millénaires, pas plus que l'intelligence foncière. L'état profond d'une partie de l'humanité en est encore au stade du coléoptère, avec ses persécutions, ses esclavagismes, ses massacres.

D'une part donc, les points zéro : l'homme est une « bête malfaisante ». D'autre part, l'infini est inscrit en lui, à l'état potentiel, mais avec des milliers d'années d'avance, compte tenu de l'âge mental actuel.

Diane
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MessageSujet: Re: « Notre » époque...   Lun 30 Nov - 4:11

Pourquoi devrions-nous être heureux et chercher à l'être ? Non ce n'est pas la position masochiste, mais un questionnement foncier, c'est bien cette recherche éperdue du bonheur égoïste qui a plongé le monde dans la malédiction et la souffrance !

J'ai toujours considéré, enfant même, que nous étions sur terre pour évoluer, comme une école de l'évolution intérieure, et c'est cela qui détermine aussi les chemins que nous prenons.
Je vois beaucoup de gens, dans ces milieux pseudo spirituels, pseudo new age, et pseudo normaux, chercher la facilité du bonheur personnel, être bien dans sa peau, en bonne santé, beau et jolie, gentil ou essayant de le paraître, mais l'évolution ne se fait pas ainsi, la joie intérieure ne naît pas du luxe ni de la suffisance ni du plaisir d'être charmant, la joie intérieure vient d'un Temps qui n'est pas le temps humain. La volonté de plaire nuit beaucoup aux hommes, pour cela ils font trop d'efforts et se perdent dans des voies régressives et la mort est là, ah voila, il faut mourir ! On a toujours un moment où cela vient. La fin d'une vie provoque un bilan, et les pauvres bilans des ondes maléfiques et des êtres superficiels n'apportent pas de données suffisante à l'univers pour être considérées, la deuxième mort est là...

Nous arrivons en fin de cycle, l'univers détruit autant qu'il génère, le Shivah des hommes tient la terre entre ses mains de destructeur et la pauvreté humaine intérieure ne donne pas de raisons aux Dieux de nous protéger encore et de nous donner des chances nouvelles !
Peu sont sur une vraie voie évolutive, et peu en ont envie.
La vérité déplaît toujours et les prophètes du Dieu Vivant sont toujours molestés par les hommes, on pleure sa fin prochaine et on continue dans le souffle du démon. On revient à la religion quand on se sent mourir, en se disant que, "si ça se trouve, ya quelque chose après", trop tard, la religion mène au fanatisme ou à l'écueil, rarement à l'éveil et rarement à la Lumière. Ce qui nous donne à réfléchir souvent quand on en est conscient c'est de se trouver une raison de vivre qui en vaille la peine. Le bonheur, boaf! le couple pfft ! La famille, obligatoire et sordide souvent ! le jeu, la mort, les philosophies de passage, des mythes, les combats, les idéaux, la politique et les efforts pour vaincre, autant de mirages qui nous laissent toujours dans le vide et la correspondance avec le vide, tout s'épuise à la longue.

Le vrai travail Initiatique se fait seul, voilà déjà une optique désagréable pour beaucoup. Un vrai travail initiatique est un travail sur soi, d'auto-discipline, c'est tout simple, et le début du commencement du début, seulement ! Quand on a commencé à luire un peu, il y a quelqu'un qui arrive, un "Autre", pas un humain, cet autre mystérieux nous observe et nous remarque selon notre état, quand nous sommes finis pour les ombres et que nous avons chassé de nous les derniers mirages qui nous tenaient prisonniers, le chemin commence, l'Autre est devenu un Maître pour nos forces et nos états.
L'Initiateur concède encore quelques erreurs et quelques fautes car nous débutons, mais les choses deviennent sérieuses et le procédé Initiatique surnaturel est concret, réel, vivant et permanent.

Vous parlez du Supramental ? Tout le monde le peut, mais peu le vivent et les mythes sont nombreux. Le Supramental n'accède à l'homme que lorsque l'homme est devenu concret dans son système Initiatique direct ! Le faux supramental fabrique des notions, des idées, des principes et des concrétudes artificielles, le vrai Supramental est une puissance en soi qui nous dit Etre et Connaissance sans que nous n'ayons rien acquis ni rien été.
La lente ascension de l'homme vers le Ciel se fait durement, monter c'est difficile, descendre, c'est facile. Le symbole est réel et l'on veut toujours du facile, alors on descend et on descend, et on descend...

Monter c'est dur et demande des efforts, on y perd le souffle et le corps souffre, et l'âme pleure, mais on vit, on vit quoi ? On vit un rapport fort et complet avec le Ciel, et le Ciel est Vivant, autoritaire, conscient et dominateur. Le Mont Céleste est un mythe ancien, ce mythe je l'ai conservé pour exprimer le sens de l'effort et de l'ascension. On a perdu trop de choses en expliquant selon l'homme ce qui se vivait selon Dieu. On verra parmi les hommes les plus ailés, les plus élevés et les plus éveillés parvenir au sommet des Monts qui sont Nôtres, vous voyez, la peau sur les os, mais l'âme dominée par l'Ame, la pureté retrouvée, la sincérité et la notion nouvelle d'être soudé à l'univers, à voeu Céleste d'aller encore plus haut, toujours, monter c'est s'élever et le Ciel est infini. Le retour vers la Source est l'accueil qui nous est réservé quand nous avons acquis la stabilité et l'éveil, cancans humains sont vains, tout est simple pour le Maître qui nous éveille et tout est rare alors.

Au moment même où vous lisez, Il vous voit Very Happy
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